Blog Azote.info

Ce blog à pour vocation de partager avec vous les dernières informations sur l'azote.

Engrais azotés et risque de perte d'ammoniac

Les engrais azotés, selon leur forme n’ont pas la même sensibilité face au risque de volatilisation d’ammoniac: la solution azotée et l’urée sont plus sujets au phénomène que l’ammonitrate. Le projet EVAMIN (Evaluation des pertes d’azote par Volatilisation Ammoniacale suite à l’épandage d’engrais MINéraux) a permis des comparaisons d’émissions d’ammoniac mesurées au champ entre différentes formes d’engrais azotés.


Source : Arvalis – Article Yvoir « Quelle stratégie de fertilisation adopter sur blé ? » du 27 avril 2017 (JP. Cohan, JC. Deswarte, C. Lesouder, B. Soenen)

Ces résultats confirment que l’ammonitrate est la forme d’engrais la moins sensible aux pertes par volatilisation. Les pertes sont plus importantes en terre de craie (L’Epine 51) qu’en sol de limon ainsi qu’en l’absence de pluies significatives (15 à 20 mm) dans les jours après apport. Dans les deux essais menés en 2016, l’émission est la plus forte à la suite de l’apport d’urée granulée devant la solution azotée. L’ajout d’un inhibiteur d’uréase tel que le NBPT sur l’urée granulée est plus efficace qu’avec la solution azotée pour réduire les pertes d’ammoniac. Ceci s’explique par le fait que l’inhibiteur n’agit que sur l’azote uréique qui constitue seulement 50% de l’azote de la solution.

La volatilisation ammoniacale est aussi dépendante de paramètres externes : type de sol et conditions climatiques telles que le vent, la pluviométrie et la température. Pour qu’un engrais soit valorisé, il faut qu’il soit dissout par la pluie et qu’il s’infiltre dans le sol pour se retrouver au niveau des racines. En l’absence prolongée de pluie, comme c’est le cas au printemps 2017, les engrais restent en surface du sol et sont davantage soumis aux pertes par volatilisation ammoniacale.

  • En situation sèche, deux essais Arvalis ont mesuré une perte limitée d’efficacité de l’ammonitrate apporté au stade 2 à 3 nœuds du blé sur l’azote absorbé par la culture en l’absence d’une pluie suffisante dans les vingt jours après l’apport. Un apport d’eau tardif après montaison permettait de recouvrer une grande partie de l’efficacité, preuve que l’ammonitrate était toujours disponible pour être absorbé et que les pertes par volatilisation restent modestes avec cette forme d’engrais.
  • Un autre essai comparant ammonitrate et solution azotée en situation de manque d’eau dans les 23 jours suivants l’apport de 130 kg de N/ha montre que la baisse d’efficacité de 20% de la solution azotée est deux fois plus importante que celle de l’ammonitrate. Cette baisse d’efficacité entraine une perte de rendement de 10q/ha imputable à la carence en azote.

En conclusion, utiliser des engrais azotés sous forme d’ammonitrate permet de limiter les pertes par volatilisation et d’augmenter l’efficacité de l’azote quelque soient les conditions climatiques et notamment la pluviométrie qui suit l’apport.

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PREPA* : l'UNIFA s'oppose à la taxation des engrais azotés et à l'interdiction de l'urée

A quelques jours du chassé-croisé des équipes gouvernementales, le gouvernement sortant cherche à faire passer en urgence et en grande précipitation les derniers textes restés en suspens.

L’Union des industries de la fertilisation, UNIFA, soutient l’objectif de réduction des émissions d’ammoniac fixé par le projet de décret en application de la directive européenne 2016/2284 CE concernant la réduction des émissions de polluants atmosphériques, mais désapprouve les mesures d’interdiction de l’urée et de taxation des engrais azotés qui sont apparues sans consultation préalable dans le dernier projet d’arrêté sur le plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques.

Une interdiction de l’urée intervenant dès 2019, entrainerait un report massif de la demande d’engrais vers la solution azotée, autre forme d’azote utilisée en agriculture et dont le potentiel de volatilisation d’ammoniac est également important.

L’UNIFA souhaite accélérer l’utilisation des nombreux leviers permettant de réduire l’émission d’ammoniac en agriculture: utilisation d’engrais moins émissifs (ammonitrates, engrais composés), enfouissement de l’engrais ou usage de l’irrigation pour incorporer l’engrais au sol. La marge de progrès est importante et doit être l’objet de mesures allant de l’incitation à un certain niveau de contraintes adapté aux différentes cultures et mode d’apport.

La directive européenne 2016/2284 sur la qualité de l’air fixe les objectifs de réduction des émissions d’ammoniac à respecter par la France en 2020 et en 2030. L’UNIFA rappelle que le secteur de l’agriculture émet 97% de l’ammoniac dont 2/3 venant des élevages et 1/3 des engrais azotés à base d’urée (CITEPA, 2014).

Les projets de décret et d’arrêté sont consultables sur le lien: http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-plan-national-de-reduction-des-emissions-a1714.html


* Plan de réduction des émissions de réduction des polluants atmosphériques

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Nouvel arrêté en région Centre pour le calcul prévisionnel de l'apport d'azote

La directive Nitrate comporte une obligation d’équilibre de la fertilisation azotée sur chaque culture. La région Centre-Val de Loire vient de mettre à jour en mars 2017 l’arrêté fixant les modalités du calcul prévisionnel d’azote selon la méthode COMIFER pour la campagne 2017-2018.

Les améliorations concernent l’introduction des tableaux d’Arvalis donnant les besoins des céréales avec leur objectif de teneur en protéines par variété de blé tendre, la simplification pour les cultures maraichères et l’introduction de nouvelles cultures comme le quinoa et l’épeautre.

Le calcul prévisionnel se place dans une configuration d’efficacité maximale de l’engrais azoté (l’ammonitrate étant la référence). Il n’est donc pas permis de majorer l’apport pour des formes reconnues moins efficaces comme la solution azotée. L’arrêté reprend la grille de risques de volatilisation du COMIFER pour évaluer le risque avant chaque apport en cas d’utilisation d’urée ou de solution azotée. La grille se base sur des caractéristiques de sol et de climat, ce dernier ayant un poids plus important ; et elle établit une note globale permettant d’évaluer le risque de perte d’ammoniac. Il est alors recommandé de différer l’apport en attendant un passage pluvieux ou d’appliquer une majoration de cet apport comprise entre 5 et 15% pour la solution azotée ou l’urée.

La grille de risque de volatilisation du COMIFER répond aux principes suivants:

1) Eviter ou réduire la perte ammoniacale par des pratiques adaptées
2) Ajuster sur la base d’une grille d’évaluation du risque à fournir en cas de contrôle

Centre-Val de Loire: Les documents relatifs au programme d'actions Directives Nitrates ont été mis à jour sur le site de la DRAAF: http://draaf.centre-val-de-loire.agriculture.gouv.fr/Programme-d-actions-nitrates-pour

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Mesures de la volatilisation ammoniacale

Le phénomène de volatilisation d’ammoniac constitue l’une des pertes les plus importantes d’azote. Il est responsable d’une moindre efficacité de l’azote et représente une perte économique pour l’agriculteur en plus d’un impact négatif sur l’environnement.

Les pertes par volatilisation ont lieu lors du passage de l’azote uréique sous forme ammonium par hydrolyse sous l’action d’enzymes présentes dans le sol. Lors de cette hydrolyse, le pH local du sol augmente et l’équilibre physico-chimique entre ammonium (NH4+) en solution dans le sol et ammoniac gazeux (NH3) est déplacé au profit de ce dernier et conduit à des pertes d’ammoniac.

Afin d’identifier des leviers de réduction de la perte par volatilisation ammoniacale, Arvalis et ses partenaires ont développé un protocole avec des capteurs pour mesurer les pertes d’azote par volatilisation dans les expérimentations agronomiques, pour en savoir plus sur le dispositif visionnez cette courte vidéo de Jean-Pierre Cohan, responsable du pôle agronomie chez Arvalis.

Les engrais contenant de l’azote sous forme uréique sont la solution azotée et l’urée, composés respectivement à 50 et 100% d’azote sous forme uréique, sujet à la volatilisation d’ammoniac. Apporter un engrais contenant de l’azote sous forme nitrique permet de limiter les pertes.

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Localiser l'apport d'engrais azoté au semis = avantages pour la betterave sucrière!


Apporter l’engrais azoté en localisé au semis permet une meilleure valorisation de l’azote qu’en apport conventionnel (épandage à la dose bilan avant préparation et semis) : 68% contre 55% d’azote prélevé par la plante. La technique permet de concentrer l’azote disponible pour la plante, il est plus accessible par le système racinaire et cela limite la concurrence avec la biomasse microbienne. Les agriculteurs pratiquant l’apport en localisé affirment avoir une meilleure vigueur au démarrage du couvert grâce à la disponibilité précoce de l’azote prêt de la betterave. En effet, l’apport en localisé présente une régularité de végétation en plus d’une meilleure vigueur au démarrage.

Enfouir l’engrais azoté est aussi un levier pour diminuer les pertes par volatilisation, responsables d’une moindre absorption d’azote par le plante. La volatilisation étant fortement ralentie par l’incorporation de l’engrais au sol. L’utilisation du logiciel Azofert permet selon le type de sol, le pH et surtout la forme d’engrais de calculer la réduction de dose d’azote à apporter en localisé. Ainsi, la réduction de dose proposée sera plus forte si l’engrais prévu est une solution que s’il s’agit d’ammonitrate : forme d’engrais la moins sensible au phénomène de volatilisation.

Plus d’absorption d’azote et une meilleure vigueur en début de cycle, grâce à la localisation, assurent des conditions de gain de productivité pour la culture ! Cette technique présente d’autres avantages tels que la préservation de la structure du sol ou encore l’homogénéité du développement de la betterave grâce à la régularité de l’apport.

Réalisé à partir d’un article paru dans La technique betteravière N°1054 du 14 mars 2017 : « Les résultats d’essais confirment l’intérêt de la fertilisation azotée ».

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Piloter les derniers apports d'azote pour assurer une bonne gestion de la fertilisation azotée!

2017 est souvent synonyme de Reliquats Sortie d’Hiver (RSH) élevés en raison d’un hiver très sec. Les doses totales d’azotes prévisionnelles sont donc faibles voire très faibles et l’impasse d’apport d’azote au tallage a pu être justifié dans certaines situations. Arvalis a vivement conseillé de raisonner la fertilisation azotée courant montaison à l’aide d’un outil de pilotage. Il est nécessaire de s’assurer que l’azote fourni par le reliquat est réellement utilisé par la plante afin de réévaluer le niveau de fertilisation et répondre aux objectifs de rendement et de qualité. L’utilisation de la pince N-tester évalue la teneur en chlorophylle, permet de diagnostiquer rapidement et facilement l’état de nutrition azotée et de déclencher si nécessaire un apport d’azote. Cet outil est utilisable en cours de croissance  sur plusieurs cultures: blé tendre, blé dur, orge de printemps brassicole, maïs, pomme de terre et depuis 2016 sur orge d’hiver. L’outil N-Pilot mesure quant à lui la réflectance du couvert végétal, détermine ainsi l’état de nutrition de la culture et le besoin éventuel d’un réajustement. La mesure est réalisée rapidement en se déplaçant sur la parcelle sur blé tendre, blé de force, blé dur, orge d’hiver et de printemps.

Outil N-Pilote Boréalis LAT   

Outil N-Teste YARA

                          

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Reliquats sortie d'hiver élevés = pilotage indispensable sur céréales

Cette année, de nombreuses situations présentent un reliquat en sortie d’hiver (RSH) exceptionnellement élevé dans le sol. Les situations sont cependant très variables car liées au précédent, au type de sol et à la valorisation de l’azote apporté sur la culture précédente. Toutefois le facteur explicatif le plus important reste la faible pluviométrie sur l’automne/hiver qui a fortement limité le phénomène de lixiviation. Une simple estimation du reliquat à partir d’une moyenne locale ou départementale n’est pas satisfaisante, il est préférable cette année pour conduire la fertilisation azotée de réaliser une analyse sur 3 horizons (0-90 cm de profondeur).

Dans les situations à fort reliquat (> 80 ou 100 kg de N/ha sur 0-90 cm) l’agriculteur s’interroge sur le risque qu’il prend à réduire d’autant la quantité d’azote apportée. L’impasse de l’apport au tallage constituait une première réaction conseillée cette année. Même si le calcul du bilan ne préconise pas d’engrais, Arvalis recommande sur céréales de conserver dans tous les cas un apport de minimum 30-40 kg de N/ha en début de montaison. En effet, à ce stade les besoins en azote des céréales augmentent fortement et l’azote minéral apporté est disponible immédiatement.
Il est encore possible que de fortes pluies en mars entrainent une partie de cet azote minéral hors de portée des racines des cultures. Dans ce cas, Arvalis recommande fortement l’usage d’un outil de pilotage en cours de montaison pour vérifier que la plante utilise réellement l’azote fourni par le reliquat. Un apport en fin de montaison pourra être justifié par un outil de pilotage tout en restant conforme à la réglementation.


Les reliquiats azotés du sol en sortie d'hiver (en kgN/ha) sont étroitement liés à la pluviométrie. Exemple de RSH mesurés après un précédent blé en sols profond de Beauce (Source Arvalis - Lettre Yvoir du 28 février 2017).

2017 constitue une année exceptionnelle comme le montre l’exemple ci-dessus en Beauce présenté par Arvalis avec un très faible cumul de pluie entre octobre et fin janvier 2017. L’absence de lixiviation a permis de ne pas perdre l’azote issu de la minéralisation. Il existe cependant peu de références pour une telle situation et les reliquats actuellement élevés restent une source d’incertitude quant à leur utilisation par les cultures : disponibilité variable de l’azote avec la profondeur, risque de lixiviation en cas de fortes pluies. C’est pourquoi le pilotage s’avère indispensable au printemps 2017 pour conduire les céréales au plus près de l’objectif de rendement et de teneur en protéines pour la qualité.

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Enfouir les engrais entre les rangs de colza pour limiter la perte d'ammoniac

La volatilisation ammonicale est  l’une des principales causes de moindre efficacité des apports d’engrais azotés. L’utilisation d’engrais azotés sous forme uréique ou ammoniacale entraine un risque de volatilisation sous forme de gaz ammoniac NH3 après l’épandage et  lors du processus d’hydrolyse de l’urée. Les pertes d’azote par volatilisation peuvent aller jusqu’à 50% de l’azote apporté et représentent un manque à gagner conséquent pour l’agriculteur. Le phénomène de volatilisation est complexe : il a lieu à la surface du sol et dépend de la forme de l’azote et de nombreux autres facteurs tels que les conditions climatiques ou le type de sol. Différentes études portant principalement sur les engrais organiques ont montré que l’enfouissement réduisait ces pertes quasiment dans leur totalité.

Les premiers essais d’enfouissement d’engrais azotés sur colza d’hiver ont été menés par Terres Inovia en 2016, dans l’inter-rang d’une parcelle semée à grand écartement (45 cm). Le matériel utilisé est composé de socs montés sur des dents flexibles. Il peut être adapté pour un engrais solide ou liquide. La profondeur d’enfouissement doit être raisonnée comme un compromis entre l’efficacité recherchée vis-à-vis des pertes en ammoniac et l’assurance que l’engrais restera accessible pour la culture. Un essai sur colza avec enfouissement de lisier montre qu’une profondeur de 7 à 10cm semble répondre à ces exigences.

Le guidage par caméra est suffisamment précis pour que les socs et les éléments de bineuses passent sans endommager les colzas du stade C1 au stade D2. Les tests réalisés sont encourageants malgré les conditions pluvieuses de l’année 2016. Il est préférable d’enfouir dans des sols ressuyés pour une bonne efficacité. De nouveaux essais en 2017 auront pour objectif d’évaluer l’effet de l’enfouissement sur le rendement du colza et sur l’efficacité de l’azote et le résultat économique de l’opération.


Réalisé à partir d’un article paru dans Perspectives Agricoles: « Fertilisation azotée des cultures d’hiver : enfouir l’engrais, innovation à creuser » LeGall, Lucas, Mangenot – Terres Inovia – 01/2017

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La directive sur la qualité de l'air enfin signée

La directive européenne sur les plafonds d’émission de cinq polluants atmosphériques a été adoptée fin 2016 à la suite d’un long processus de révision de l’ancienne directive « NEC » National Emission Ceilings. Elle fixe les objectifs de réduction d’émissions à atteindre par état membre et pour l’UE soit 49% de réduction des particules fines PM2.5 en 2030 par rapport à 2005 et 19% pour l’ammoniac.

La France par comparaison devra réduire de 57% les particules fines et de 13% seulement l’ammoniac d’ici 2030, chiffre souhaité par le gouvernement pour limiter l’impact socio-économique des mesures sur le secteur des élevages (2/3 des émissions).

Les états membres ont jusqu’au 30 juin 2018 pour produire leurs plans d’action avec un objectif intermédiaire de réduction dès 2020. En France, le projet de décret et d’arrêté sur le plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques PREPA est en phase de consultation depuis l’été 2016. Concernant la réduction des émissions d’ammoniac lié à l’épandage de matières fertilisantes azotées, l’arrêté prévoit trois mesures :
- Réduire la volatilisation d’ammoniac provenant des engrais azotés en réduisant leur potentiel émissif (substitution par des formes moins émissives comme les ammonitrates, pratiques et modalités d’apport adaptées)
- Limiter les délais d’enfouissement après l’épandage des effluents d’élevage
- Substituer les buses palettes pour le lisier par du matériel moins émissif.

eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L:2016:344:FULL&from=FR

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Les ammonitrates, un atout économique pour les filières céréalières

Le choix de la forme d’engrais n’est pas anodin. L’utilisation de la solution azotée dans les grandes fermes céréalières est une facilité d’usage avec un prix bas mais les objectifs d’efficacité et de réduction des pertes d’azote ne sont pas atteints. Les ammonitrates améliorent le résultat économique quand on prend en compte à la fois les gains de rendement et de teneur en protéines des céréales. Celle-ci constitue un critère de paiement introduit par la filière céréalière pour reconquérir les marchés export.

Les besoins en azote des cultures d’automne sont particulièrement importants pendant la deuxième partie de leur cycle végétatif, au moment où la plante arrive à la montaison. Il apparait de prime abord plus simple d’apporter la solution azotée avec une rampe qui sert également aux traitements phytosanitaires. D’autant plus que son coût est actuellement bas, avec des importations de Russie, des Etats-Unis et d’autres pays producteurs de gaz naturel. Ce n’est, toutefois, pas le meilleur choix économique. Notre appréciation se fonde sur l’efficacité de l’azote. Or, à dose équivalente, les ammonitrates offrent des gains en termes de productivité et de protéines qui ont été démontrés depuis longtemps.


La synthèse de 122 essais réalisés sur plusieurs années montre un gain de 2.6 q/ha et une hausse de 0,7 point de protéines en moyenne par rapport à la solution azotée soit une marge améliorée de 30 à 50 €/ha par l’usage d’ammonitrates. Dans le cadre du plan protéines de la filière céréalière, les organismes stockeurs introduisent la teneur en protéines dans leurs barèmes de prix. Un point supplémentaire en faveur des ammonitrates.

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Une meilleure valorisation de l'azote grâce à la fertilisation P&K

La fertilisation azotée pour être efficace doit être raisonnée et prendre en compte le sol, les couverts végétaux et l’alimentation globale de la culture. En effet, l’efficacité optimale de l’azote ne peut être obtenue que si les autres éléments nutritifs ne sont pas limitants. Ainsi, lorsque l’alimentation des plantes en phosphore, potassium, magnésium et soufre n’est pas limitée, l’azote est mieux valorisé et permet d’atteindre un rendement optimum proche de l’objectif fixé.

Des résultats d’essais montrent que l’azote est plus efficace et que le rendement augmente lorsque la plante est bien alimentée en potassium : une plante bien nourrie en potassium fait plus de photosynthèse.



L’UNIFA a ouvert une plateforme d’information sur l’importance des engrais de fond. Le désinvestissement en phosphore et potassium ne cesse de s’accentuer depuis 25ans or ces éléments constituent des facteurs limitants du rendement et empêchent de bien valoriser l’azote. 

Pour en savoir plus sur le dossier P&K, rendez-vous sur le site de l’UNIFA :www.unifa.fr où la plateforme d’information dédiée a été mise en ligne. Et pour encourager les agriculteurs à raisonner leur fertilisation de fond, l’UNIFA et ses adhérents offrent 100 analyses de terre !

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La France de plus en plus dépendante des importations en azote

La France dépend pour un tiers du marché mondial et pour un autre tiers des importations venant d’autres états membres de l’UE. 100% de l’urée granulée est importée et 90% de la solution azotée. Les productions françaises se concentrent sur les produits de plus haute valeur agronomique : ammonitrates et engrais composés azotés NP-NK-NPK.

La baisse des prix internationaux de l’énergie et notamment du gaz naturel a entrainé une forte baisse du prix de l’azote minéral qui favorise les importations venant des pays tiers hors de l’UE. La dépendance vis-à-vis du marché mondial expose l’agriculture au risque de fluctuations des prix et du taux de change du dollar en euro. Ainsi le prix de l’urée a bondi de près de 25% sur le mois de novembre 2016 du fait d’un retour des USA aux achats et d’une moindre production de la Chine. Les importations ont pour provenance la Russie, les USA, l’Algérie, l’Egypte et d’autres pays qui disposent d’un accès direct au gaz naturel.

Tous les grands pays disposent d’une industrie de production d’engrais azotés considérée comme stratégique pour l’agriculture et la production alimentaire. Cette industrie transforme l’azote de l’air N2, ressource renouvelable constituant 78% de notre atmosphère, en ammoniac NH3 en le combinant à de l’hydrogène H2. En Europe le gaz naturel est utilisé pour produire l’hydrogène nécessaire à la synthèse de l’ammoniac. 

 b2ap3 medium Approvisionnement march franais

Source UNIFA, campagne 2015-2016

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Les ammonitrates, plus respectueux de la qualité de l'air

Les ammonitrates, en plus de leur intérêt économique pour mieux valoriser l’azote, ont moins d’impact sur l’environnement car ils émettent moins d’ammoniac que la solution azotée ou l’urée.
Le bilan environnemental est meilleur avec l’ammonitrate. L’azote nitrique présent dans les ammonitrates est directement disponible et il ne peut pas se volatiliser en ammoniac. L’absorption et la transformation de l’azote en protéines dans le grain sont plus élevées, avec moins de gaspillage. À l’inverse, la solution azotée contient de l’azote uréique et ammoniacal qui est très sensible à la volatilisation. Le risque d’émissions de l’ammoniac dans l’air pour la solution azotée s’avère trois à quatre fois plus élevé qu’avec les ammonitrates et six à sept fois plus pour l’urée. La pratique de majoration de 10 à 15% de l’apport d’azote pour compenser la plus faible efficacité de la solution azotée ne cadre plus avec les obligations réglementaires de réduction des pertes d’ammoniac ou de nitrate.

Facteurs dmissions

 Moins de gaz à effet de serre émis avec l’utilisation des ammonitrates
L’utilisation d’engrais azoté sous forme d’urée ou de solution azotée entraine des émissions de gaz à effet de serre plus élevées. La différence se situe principalement au champ, elle est liée en partie à l’ammoniac perdu qui entraine une émission de protoxyde d’azote N2O gaz à effet de serre, quand il se redépose au sol.

 

GES

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Sortie prochaine du contentieux sur la directive nitrate

Sortie contentieux directive nitrate

Sortie prochaine du contentieux sur la directive nitrate

Le ministre de l’agriculture annonce dans un communiqué du 29 septembre la sortie prochaine du contentieux sur le programme d’action en application de la directive nitrate. Bruxelles a donné un avis favorable au dernier arrêté modificatif pour lequel l’UNIFA a été consulté au printemps 2016. Cela éteint tous les griefs soulevés par la Commission en 2011 dans la mise en demeure adressée à la France. L’Europe poursuit la procédure à l’encontre de huit état-membres dont l’Allemagne sur la directive nitrates. La France ne sera plus dans les « mauvais élèves ». Cependant le contentieux sur la délimitation des zones vulnérables face au risque nitrate n’est pas encore tranché.

Voir site alim'agri : "Nitrates : Stéphane Le Foll se félicite de la sortie prochaine de contentieux avec la commission européenne sur l’application de la directive Nitrates "

 

 

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Le projet de règlement européen informe l’utilisateur du risque de perte d’ammoniac

logo commission europeenne

La volatilisation ammoniacale est la principale explication de la perte d’efficacité agronomique de certaines formes d’engrais azotés. La perte d’ammoniac est aussi considérée d’un point de vue réglementaire parce qu’elle contribue à une dégradation de la qualité de l’air. Ainsi, le projet de règlement sur les engrais et fertilisants rendu public le 18 mars par la Commission européenne, prévoit une phrase de risque sur l’étiquetage des engrais avec de l’urée. Le texte indiquera le risque de perte d’ammoniac et les pratiques recommandées pour limiter ce risque. L’ammoniac est un gaz qui réagit dans l’atmosphère avec d’autres polluants pour former des particules fines.

https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/?fuseaction=list&n=10&adv=0&coteId=1&year=2016&number=&version=F&dateFrom=2016-03-16&dateTo=2016-03-24&serviceId=&documentType=&title=fertilisants+&titleLanguage=&titleSearch=EXACT&sortBy=NUMBER&sortOrder=DESC

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Deux fois moins de pertes d'azote

Les pertes d’azote dans l’air ont été modélisées avec Syst’N, outil développé par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le réseau mixte technologique Fertilisation et environnement.

Perte d'azote dans l'air et l'eau

 

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Une personne nourrie en plus par hectare cultivé avec les ammonitrates

En améliorant le rendement moyen de 5% d’une succession type de colza-blé-orge, l’ammonitrate utilisé tous les ans accroit aussi la performance nourricière d’un hectare de culture.

Performance nourricière d'un hectare de blé

Sans la moindre fertilisation, un hectare de blé permet de nourrir 16 personnes. Fertilisé avec de l’ammonitrate, il nourrit 30 personnes ; avec de l’urée, 29 personnes. La différence est liée à une capacité de transformation de l’azote en protéines supérieure de 5 % en faveur de l’ammonitrate comparée à l’urée.

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La qualité physique des engrais ADA au profit d’un épandage précis et homogène

Afin d’optimiser leur chantier d’épandage, les agriculteurs souhaitent épandre leur engrais sur une plus grande largeur tout en conservant une parfaite homogénéité de répartition. Cette exigence n’est possible qu’avec des engrais de qualité physique des engrais ADA.

Granulés d'ammonitrate - © GPNTous les engrais n’ont en effet pas les mêmes aptitudes à l’épandage. Parmi les facteurs explicatifs : les caractéristiques physiques intrinsèques des engrais et leur aptitude à les conserver durant le stockage. L'aptitude d'un granulé à atteindre une portée de projection importante dépend de sa densité, du diamètre moyen et de la sphéricité des granulés. L’étalement granulométrique influence sur l’homogénéité de la répartition des grains sur toute la largeur d’épandage.

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Préserver la qualité de l’air avec les engrais ADA

Eviter les pertes gazeuses d’azote par volatilisation ammoniacale permet d’optimiser sa fertilisation et d’assurer une nutrition optimale de sa plante. Les bénéfices sont donc à la fois économiques et environnementaux !

Emission des sols en N2O - © Unifa

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Production des engrais minéraux azotés en Europe

Des avancées technologiques majeures pour réduire encore les émissions en GES et l’énergie consommée à la fabrication

En dix ans l’industrie européenne a divisé par deux ses émissions de gaz à effet de serre dans la production des ammonitrates.

Empreinte carbone de la production de blé à la dose d'azote optimum

Les engrais minéraux azotés sont tous fabriqués à partir du gaz ammoniac, dont la synthèse est maitrisée depuis le début du 20e siècle. C’est à partir de l’azote de l’air N2 (qui compose 78% de l’air) et du gaz naturel CH4, qui fournit l’hydrogène, que l’on synthétise l’ammoniac NH3.

Les émissions de gaz à effet de serre liés à la production et à l’utilisation des engrais azotés peuvent représenter plus de la moitié de l’empreinte carbone d’une production de blé. Les principales sources sont le protoxyde d’azote (N2O) émis lors de la production d’acide nitrique et le CO2 lié à l’utilisation du gaz naturel (CH4). Ce dernier sert à la fois à fournir l’hydrogène (70%) et à apporter l’énergie nécessaire à la synthèse de l’ammoniac (30%).

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